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31 jours d'horreur

31 jours d’horreur (édition 2020) : Bilan

Eh bien, voilà! Le mois d’octobre laisse derrière lui de merveilleuses journées ensoleillées avec des feuilles crispantes au sol et une odeur de feu de foyer dans l’air. Mon défi 31 jours d’horreur 2020 s’est achevé en beauté sur une note nostalgique avec l’anthologie Trick ‘r Treat de Michael Dougherty (2007). Il est par conséquent le temps de vous exposer mon bilan.

Avec 31 films au menu, je ne résumerai pas en détail chacune des œuvres cinématographiques, car ma foi, ça serait bien long… Je vous propose plutôt une vue d’ensemble ainsi que mes impressions générales sur certains titres de la sélection. Je les ai donc regroupés en neuf catégories qui, selon moi, les représentent bien.

  • Les éternels favoris

Comme l’indique le titre de cette catégorie, j’inscris ici les films qui ont marqué mon enfance et mon adolescence. Je les adore d’amour! Vous y retrouverez : The Addams Family de Barry Sonnenfeld (1991), Beetlejuice (1987) et Corpse Bride (2007) de Tim Burton, Pet Sematary de Mary Lambert (1989) et finalement Hot Fuzz de Edgar Wright (2007).

  • Les nouveaux coups de cœur

Je visionnais pour la première fois plus de la moitié des films sur ma liste! Mes nouvelles découvertes sont : The Making of a Lady de Richard Curson Smith (2012), It Follows de David Robert Mitchell (2015) et Unsane de Steven Soderbergh (2018). Ces derniers m’ont renversé d’une manière ou d’une autre que ce soit par leurs intrigues au suspense insoutenable et bien ficelé ou encore par l’esthétique visuelle des images.

The Making of a Lady, un thriller historique haletant, se déroule en Angleterre au début du 20e siècle. Après le départ imprévu de son époux en Inde, une jeune mariée se retrouve seule et isolée avec sa belle-famille aux sombres intentions… Le décor et les costumes d’époque sont grandioses. It Follows aborde judicieusement la thématique des maladies transmises sexuellement sous la forme d’une malédiction à la chaine. Pour se libérer de celle-ci, la personne infectée doit à son tour la faire passer à une autre victime. Si cette victime ne peut s’en débarrasser, la malédiction revient au dernier malheureux de la chaine qui doit alors répéter le cycle. Je ne croyais jamais avoir la poisse en voyant une personne nue marchant lentement au loin. Finalement, Unsane représente l’une de mes plus grandes peurs, soit être interné à son insu dans une institution psychiatrique. Brrr.

  • À la sauce de chez nous

Le Québec produit très peu de films d’horreur. Voici trois titres qui m’ont été suggérés exclusivement pour mon défi : La peau blanche de Daniel Roby (2004), Saints-Martyrs-des-damnés de Robin Aubert (2005) et Le Scaphandrier de Alain Vézina (2015). Les deux premiers films proposent des idées révolutionnaires pour le cinéma de genre québécois. Dans La peau blanche qui est basé sur le roman de Joël Champetier, il est question de succubes. Ces créatures doivent restituer leur énergie grâce au sang de leurs victimes. Ironiquement, ce film est peu sanguin… mais quand même fort intéressant.

Saints-Martyrs-des-damnés m’a énormément fait penser au film de John Carpenter intitulé In the Mouth of Madness (1994), avec son village perdu au milieu de nulle part et ses habitants suspects. Intrigant et bien exécuté, je vous le recommande. Avec Le Scaphandrier, le Québec inaugure son premier nanar de série B! Les dialogues peu naturels vous feront grincer des dents, les effets spéciaux pratiques datent des années 80 et je ne vous parlerai pas des effets spéciaux numériques qui vous rendront probablement aveugle. Cela dit, ce film est idéal pour une soirée cinéma et popcorn entre copains. Rire garanti!

  • Les OVNIS

Attack of the Killer Tomatoes de John De Bello (1978) et Zombie Strippers de Jay Lee (2008) sont irrémédiablement des objets volants non identifiés. Films d’horreur humoristiques et parodiques, le premier a malheureusement mal vieilli pour l’exécution de certaines de ses blagues. John De Bello fait un portrait assez comique du cinéma américain en général. L’horreur n’est pas son unique sujet, car il y a également des scènes d’action, de comédie musicale, de romance, etc. Si vous souhaitez regarder la course automobile la plus lente au monde, alors Attack of the Killer Tomatoes est pour vous! Zombie Strippers représente exactement ce que son titre indique. La seule chose que je puisse vous dire c’est que je ne suis pas le public cible pour ce genre de film.

  • Halloween

Hocus Pocus de Kenny Ortega (1993), Haunt de Scott Beck et Bryan Woods (2019), Trick ‘r Treat de Michael Dougherty (2007), Scary Stories to Tell in the Dark de André Ovredal (2019) et Cabin in the Woods de Drew Goddard (2012) se visionnent à merveille au cours des derniers jours d’octobre. Cabin in the Woods est le seul qui ne se déroule pas à l’Halloween, cependant c’est un film idéal à regarder lors d’une soirée entre amis.

  • Les bons films à réécouter

Je ne savais pas trop comment nommer cette prochaine catégorie… bref, ce sont des films que j’estime et que je réécouterai sans qu’ils soient nécessairement des chefs-d’œuvre. The Last Exorcism de Daniel Stamm (2010), Rec de Jaume Balaguero et Paco Plaza (2007), The Skeleton Key de Iain Softley (2005), Baskin de Can Evrenol (2015), House of 1000 Corpses de Rob Zombie (2003) et Orphan de Jaume Collet-Serra (2009) s’y retrouvent.

  • Enfin, j’ai écouté ces classiques!

J’ai pu rayer ces titres de ma longue liste : The Birds de Alfred Hitchcock (1963), An American Werewolf in London de John Landis (1981), The Fearless Vampire Killers de Roman Polanski (1967) et Lost Boys de Joel Schumacher (1987). Étant des classiques prisés de tous, je connaissais déjà les meilleures scènes ainsi que leurs dénouements… ce qui a un peu miné mon expérience. Toutefois, des trois films, Lost Boys fut une belle surprise que j’aurais également pu mettre avec la catégorie « Les bons films à réécouter »!

  • Les opportunités manquées

Depuis quelques années, les films d’horreur grand public misent avant tout sur les « jump scares » alors que la narration et le développement des personnages sont délaissés aux oubliettes. Le « jump scare » consiste à utiliser un changement brutal au niveau du son et de l’image pour créer une fausse frayeur chez le spectateur. Je n’ai rien contre ce procédé s’il est employé avec parcimonie et justesse. The Nun de Corin Hardy (2018) et Slender Man de Sylvain White (2018) ont recours à ce dernier à excès.

Dommage, leurs concepts promettaient. The Nun dégage une atmosphère gothique à souhait, car l’action se déroule dans un monastère en décrépitude au milieu de nulle part. Slender Man qui est basé sur un « creepy pasta », soit une légende urbaine à l’ère des technologies, possède une mythologie intéressante et complexe. Malheureusement, le film n’y rend pas justice. Pour être honnête avec vous, je me suis endormi sur ce dernier…

  • Le coup de poing de l’année

Finalement, Martyrs de Pascal Laugier (2009) fut une claque majeure à la figure. L’histoire et les émotions véhiculées dans le film sont viscérales, car l’horreur montrée est humaine, sanglante et sans détour. Je joins ce titre à Hereditary de Ari Aster (2018). C’est le genre de film qui rend inconfortable et qu’on ne peut recommander à n’importe qui. Je comprends maintenant pourquoi Martyrs est considéré comme un film majeur dans les sphères de l’horreur.

Ouf! Moi qui voulais faire court… je vais repenser l’exécution de mon bilan pour l’année prochaine. Voilà! J’ai déjà hâte de préparer ma liste pour l’édition 2021. Et vous?

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