Horreur Science-fiction Roman apocalyptique Champignons
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Chambre froide

Un thriller apocalyptique avec le slogan : S’il vous effleure, il est déjà trop tard, ça vous dit? David Koepp, scénariste américain connu entre autres pour Jurassic Park, Mission impossible, Indiana Jones, Panic Room pour ne nommer que ceux-là… nous arrive en 2019 avec son premier roman. Une excellente histoire de science-fiction aux teintes horrifiques!

1987, les spores d’un champignon génétiquement modifié et létal à souhait tombent en Australie avec les débris de la station spatiale Skylab. Trini Romano et Roberto Diaz, deux agents gouvernementaux, arrêtent de justesse la propagation du champignon et mettent en réserve un échantillon dans un complexe militaire au Kansas. 2019, depuis longtemps oublié au quatrième sous-sol du bâtiment devenu depuis une société d’entreposage, le fongus profite d’une vague de chaleur pour s’échapper!

En un peu moins de 350 pages, Koepp instaure un rythme haletant à son récit et nous présente une panoplie de personnages drôles, quoique légèrement stéréotypés. L’auteur incorpore également de véritables éléments scientifiques en transformant le comportement de l’ophiocordyceps. Ce dernier est un champignon parasite infectant des insectes comme les fourmis pour se propager. Le fongus s’empare du corps de son hôte et l’oblige à monter en hauteur pour finalement exploser et répandre ses spores. Brrr.

Dans le roman, le champignon génétiquement modifié, Cordyceps novus, est un personnage en soi. Celui-ci semble avoir une conscience propre, ce qui n’est pas vraiment réaliste, mais rend les descriptions scientifiques intéressantes et fascinantes. Tout comme l’ophiocordyceps, son but reste de se propager le plus rapidement possible, cependant il préfère les humains à tout autre organisme… Se rendant compte que sa stratégie initiale de monter en hauteur n’est pas exactement la plus efficace, Cordyceps novus utilise ses hôtes de façon latérale pour les rapprocher des foules. Brrr.

« -Cette putain de biche a pris ce putain d’ascenseur.

Naomi, les yeux écarquillés toujours fixés sur les portes fermées, ne parvenait pas à assimiler ce qui venait de se passer.

-Tu l’as déjà dit, murmura-t-elle sans même regarder Teacake.

-Un truc pareil vaut bien toutes les répétitions du monde. Cette putain de biche a pris ce putain d’ascenseur. » (Page 195)

Plein d’humour, vous feuillèterez Chambre froide comme un blockbuster américain. Je ne serais d’ailleurs pas surprise de voir le roman adapté au cinéma! Voici une excellente lecture estivale.

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