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Huis clos, horreur et cinéma!

Qu’importe le genre cinématographique qui vous passionne, que ce soit des romances, des westerns ou dans mon cas de l’horreur, certains scénarios ou stéréotypes piquent votre curiosité plus que d’autres et vous attirent comme un aimant… Il y a un « je ne sais quoi » de réconfortant lorsque vous revenez constamment à une prémisse qui vous fait frissonner de terreur, de joie ou d’anticipation. Les maisons hantées, les objets maudits, les films de « body horror » des années 80, l’horreur lovecraftienne ainsi que les huis clos sont parmi mes intrigues favorites!

En rédigeant mon article The Lodge ou Peur glaciale (lire ici), je vous dévoilais mon engouement pour les histoires où l’action se déroule majoritairement à un seul endroit. Les personnages isolés par une force qui leur est externe comme une tempête de neige, un élément surnaturel ou une menace bien humaine doivent de sang-froid faire face à la situation ou sombrer dans la folie. Fascinant! Lorsqu’un huis clos est bien exécuté, que ce soit au cinéma ou en littérature, cela démontre une merveilleuse maîtrise du côté de l’écriture. Créer un sentiment d’angoisse pour le spectateur ou le lecteur est une chose, mais maintenir cette tension jusqu’à la toute fin en est une autre. De plus, l’utilisation à son maximum d’un lieu, comme une maison, un abri antiatomique, etc. relève tout simplement du génie.

L’une des mentions les plus estimées du genre est probablement The Shining de Stanley Kubrick (1980). Un film idéal à regarder durant une bonne tempête hivernale! Je vous propose donc aujourd’hui trois suggestions cinématographiques où le huis clos est à l’honneur. Ce n’est bien évidemment qu’une infime partie des œuvres disponibles dans cette catégorie. Je vous présenterai prochainement d’autres titres. Je pourrais même créer une série entière sur le sujet! Qui sait…

  • The Autopsy of Jane Doe d’André Ovredal (2016)

Les morts ne vous font pas peur? Eh bien, attachez votre tuque, car Jane Doe vous glacera le sang! Dans une petite ville perdue aux États-Unis, Tommy Tilden et son fils Austin, médecins légistes, doivent effectuer à la dernière minute l’autopsie d’une jeune femme à l’identité inconnue. Cette « Jane Doe », retrouvée dans le cave d’une maison où un crime affreux a eu lieu, exhibe de nombreuses incohérences. Décédé depuis plusieurs jours, son corps est pourtant encore frais et ne présente aucune marque en surface… Qu’est-ce qui a bien pu provoquer sa mort? Plus l’autopsie progresse et plus les Tilden font face à d’étranges phénomènes! Brrr!

Se déroulant entièrement dans leurs bureaux de travail, qui en fait est le sous-sol de leur résidence familial, les pièces sembleront au fil du récit rétrécir avec une aura menaçante. Ce film me donne la chair de poule à chaque visionnement. Olwen Kelly interprétant le rôle de Jane Doe, bien qu’immobile sur la table d’opération durant la totalité du film, est tout simplement fabuleuse. Le jeu des acteurs, dont Emile Hirsch et Brian Cox rendent le film du réalisateur norvégien crédible et passionnant. Les scènes d’autopsie, assez réalistes, ne dénigre en aucun cas le corps de l’artiste, pour ceux qui seraient retissent concernant ces éléments.

The Autopsy of Jane Doe d’André Ovredal est un film idéal pour les amoureux d’évènements surnaturels!

  • 10 Cloverfield Lane de Dan Trachtenberg (2016)

Thriller de science-fiction post-apocalyptique, 10 Cloverfield Lane réalisé par Dan Trachtenberg est la suite de Cloverfield (2008). En toute honnêteté, je n’ai jamais regardé le premier opus, car les films au style « found footage » avec une caméra instable me donnent bien du fil à retors…

Cloverfield est une franchise où vous pouvez visionner les histoires dans n’importe quel ordre sans perdre une miette du récit. D’ailleurs, le manuscrit original de 10 Cloverfield Lane écrit par Josh Campbell, Matthew Stuecken et Damien Chazelle était intitulé The Cellar et n’avait aucun lien avec cet univers! Ce changement a été influencé par la maison de production Bad Robot. Le plus étonnant est que cette « suite » n’emploie pas le « found footage », mais bien un point de vue externe avec une caméra fixe et stable comme je les aime.

Bref, Michelle se réveille après un accident de la route dans l’abri antiatomique d’Howard. Ce dernier affirme avoir sauvé Michelle et Emmet, un jeune homme de la région, d’une invasion extraterrestre. Notre héroïne devra déterminer si la menace est bien à l’extérieur de ces murs souterrains ou à l’intérieur…

La tension et le suspense des évènements vous garderont en haleine du début à la fin! Les personnages se limitant, pour la grande majorité du film, à Michelle, Howard et Emmet, aident considérablement à établir l’atmosphère anxiogène du récit. De plus, l’espace réduit de l’abri vous étouffera bien comme il faut. Chapeau aux comédiens Mary Elizabeth Winstead, John Goodman et John Gallagher!

  • You’re Next d’Adam Wingard (2011)

Réunis à leur maison de campagne pour l’anniversaire de mariage des parents, les membres de la famille Davison sont traqués l’un après l’autre à l’arbalète par des tueurs masqués. You’re Next réalisé par Adam Wingard est un « slasher » nouveau genre à ne pas manquer.

La résidence, isolée au milieu de nulle part dans le Missouri, est contrairement aux films précédents immense et aérée. Ce qui n’empêche pas le spectateur de stresser pendant l’intégralité de l’histoire, car le danger camouflé peut surgir à tout moment, et ce de n’importe quelle pièce où même de la forêt entourant la propriété! Nous suivons Erin, l’une des conjointes de la famille qui rencontre pour la première tout ce beau monde. Et quelle réunion! Cette femme est ce qu’on appelle une « badass »! En mode survie, Erin planifie chaque contre-attaque avec brio. Suspense et « gore » sont au rendez-vous!

2 commentaires

  • Isabelle

    Toutes ces mises en situation sont les unes les autres plus dramatiques et insupportables pour ma propre sécurité mentale…
    Mais, j’avoue que si j’avais un film, développé et basé sur un huis clos, je vote haut et fort pour « The Autopsy of Jane Doe » d’André Ovreda…
    Merci pour ce partage !

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