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Krampus

Noël, de même que toutes célébrations nationales, est une excuse comme une autre pour produire des films d’horreur aux thématiques festives. Pour l’Action de grâce, nous avons entre autres Thankskilling (2009) avec la vengeance des dindons, My Bloody Valentine (1981) pour la Saint-Valentin ou encore April Fool’s Day (1986) pour le premier avril… Noël et ses icônes traditionnelles n’y font pas exception.

Parmi le corpus assez impressionnant et volumineux des films d’horreur de Noël, certains bien évidemment sont assez discutables. Cela dit, vous retrouverez quand même sous votre sapin, tels de sublimes cadeaux bien emballés, des œuvres marquantes ou tout simplement agréables à regarder durant le temps des fêtes. En décembre dernier, je vous présentais le film d’horreur indépendant de 2019 intitulé I trapped the Devil de Josh Lobo (lire ici). Aujourd’hui, je vous parle de MON film de Noël, soit Krampus de Michael Dougherty (2015).

Krampus, du mot haut-allemand « Krampe » signifiant « griffes », est une créature anthropomorphe qui accompagne Saint-Nicolas au moment de sa joyeuse tournée. Si les enfants sages sont récompensés, alors les vilains petits canards de leur côté sont confrontés aux réprimandes de Krampus. Parfois appelé : Hans Trapp, Père Fouettard, Ruprecht, Houseker ou encore Belsnickel ; cette figure entre chèvre et démon fait partie du folklore européen depuis de nombreux siècles. Son apparence physique pour le moins mémorable comprend : cornes, sabots, langue serpentine, chaînettes décorées de grelots et panier pour emprisonner les gamins. Aussi sympathique que le père Noël tout de rouge vêtu! Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter Wikipédia (ici) ou écouter le court vidéo YouTube de la chaîne La minute d’Histoire et Mythologie (juste là).

Krampus Mythologie Démon Noël

Et le synopsis du film? Eh bien, après un souper désastreux où les bisbilles de sa famille éclatent au grand jour, le jeune Max cesse de croire ipso facto à la magie de Noël. Dans un élan de fureur, il détruit sa lettre destinée au Pôle Nord… ce qui inévitablement attire Krampus et ses sbires.

Les Engel, soit Max, sa sœur Beth, ses parents Tom et Sarah et sa grand-mère paternelle sont rejoints par la grande tante Dorothy, la tante maternelle Linda et l’oncle Howard ainsi que leurs quatre enfants turbulents. Ayant chacun leurs défauts, cela ne les empêche pas de se serrer les coudes à l’instant où le danger descend par la cheminée. Dorothy est de loin mon personnage préféré avec son humeur grinçant et ses répliques pincent sans rire. Par exemple, le fameux « See you in Hell » lorsqu’elle se fait enchaîner et trainer par les elfes maléfiques. Bref, le jeu des acteurs est excellent! Vous retrouverez à l’écran, Adam Scott, Toni Collette, David Koechner, Allison Tolman et Conchata Ferrell.

L’atmosphère du film, épique, mais inquiétante, s’installera tranquillement sous votre peau! Dès que Krampus arrive dans la bourgade, un blizzard extradémoniaque coupe la famille du reste du monde. Attaqué à l’extérieur et cerné par des bonshommes de neige aux sourires plus qu’antipathiques, les membres encore en vie se barricadent dans la maison. Ce contretemps n’affecte aucunement les jouets maléfiques et les bonshommes en pain d’épice aux tendances meurtrières. Ces derniers se joignent aux survivants pour notre plus grand plaisir.

La majorité des effets spéciaux sont exécutés de façon pratique grâce à des marionnettes et autres trucs relevant de la magie du cinéma. Le tout soutenu par quelques effets spéciaux numériques, dont la séquence dans la cuisine où l’oncle Howard combat quelques petits biscuits malveillants. J’adore lorsque les films emploient des méthodes qui ont fait leurs preuves. Moins il y a de CGI à l’écran et mieux je me porte! Étant un film coté 13 ans et plus, il y a peu de « gore » pour ceux qui s’inquiéteraient de ce détail. Toutefois, ce long métrage possède une aura à vous glacer le sang. Vous êtes averti!

Films d'horreur Noël Bonhomme en pain d'épice
Avez-vous bien fermé votre pot à biscuits?

Un magnifique segment d’animation en « stop motion » presque chimérique agrémente le récit. La grand-mère paternelle d’origine européenne, Omi, raconte sa propre histoire avec Krampus lorsqu’elle était une fillette. Cet extrait fut réalisé par la compagnie néo-zélandaise Weta Digital. Cela vous dit quelque chose? En effet, c’est un studio de postproduction pour effets spéciaux pratiques et numériques cofondé entre autres par Peter Jackson.

Un autre élément important qui complète l’expérience féérique, ou cauchemardesque selon votre point de vue, est la sinistre bande sonore orchestrale du compositeur Douglas Pipe. Reprenant des extraits de musique de Noël tout en les mélangeant avec des tonalités inquiétantes, cette musique soutient la narration du film à merveille. J’affectionne tout particulièrement la mélodie estivale « Carol of the Bells », mais j’adore à la folie la version du film renommée pour la cause « Krampus Karol of the Bells » (écouter ici). Les paroles, interprétées par une chorale, furent ingénieusement modifiées :

« Children take care!
Please be aware
All that you’ve done
Will come to bear!
Have you been good?
Behaved as you should?
Those who have not
It’s understood
Krampus will come
Looking for some
You are note safe
Best that you run!
You’re on his list
Not what you wished
This Christmas Time
You will be missed!
There is someone watching over all that you have done this year
Every little boy and girl please listen… Keep Christmas spirit alive!
If you believe
Given reprieve
Don’t lose your faith
Next Christmas Eve
Christmas is real
Show how you feel
If you forget
Your fate is sealed!
As you grow old
You have been told
Stay warm of heart
Keep out the cold
Now that you know
Reap what you sow
You have been warned
You have been warned!
All of you naughty children best prepare for some yuletide fear
This will be a very scary Christmas
If he finds you on his list
This will be a very scary Christmas
Quiet now I think he’s here! »

Pour moi, le long métrage de Michael Dougherty représente une nostalgie saisonnière au même titre que son anthologie Trick ’r Treat (2009). Un film d’horreur douillet à écouter et réécouter en ce 25 décembre!

Ça y est, voici mon dernier article pour l’année inoubliable de 2020. Mon blogue, Les griffes de la forêt, fête sa première année complète de publications avec au total cinquante-deux chroniques! Quelle aventure! Et au plaisir de vous proposer de fantastiques lectures et films d’horreur en 2021.

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