Ready of not
Films et séries

Prêt pas prêt?!

Une partie de cache-cache sanglante avec la belle-famille, ça vous dit? Vous n’avez pas vraiment le choix…

Prêt pas prêt ou Ready or Not, est un film d’horreur humoristique sortie en 2019 et co-réalisé par Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett. La famille Le Domas a fait fortune depuis plusieurs générations grâce à leur compagnie de jeux de société… et d’un petit coup de pouce du pacte signé avec monsieur Le Bail. Eh oui, vous l’aurez deviné, le diable en personne.

Chaque nouveau membre par alliance doit, conformément à la tradition familiale, tirer une carte de la mystérieuse boîte léguée par Le Bail. Selon le jeu sélectionné, le gendre ou la bru est soit accepté dans la famille, ou sacrifié au diable. Malheur à ceux qui tombent sur la partie de cache-cache! Nous suivons donc tout au long du film, Grâce, la jeune mariée qui tente tant bien que mal de survivre à sa nuit de noces.

Ce film est un huis clos au richissime manoir Le Domas. Les décors en bois sombre et luisant sont parsemés de portraits peints des membres de la famille, d’armes anciennes et de têtes d’animaux. Il en ressort une atmosphère gothique, vieillotte et chaleureuse malgré les atrocités commises entre ces murs. Bref, l’environnement du récit reflète l’aspect prestigieux et pompeux du compte en banque de la famille.

J’en viens maintenant à parler des clichés, car oui, l’histoire regorge d’archétypes familiers. Le père est un homme riche et gâté avec une attitude rancunière et enfantine; le frère et la sœur du marié, Alex, sont respectivement un alcoolique et une droguée; le majordome reste fidèle à la famille de façon excessive jusqu’au bout; etc.

Toutefois, notre héroïne, personnifiée par Samara Weaving, n’est pas une victime typiquement désemparée qui crie constamment. Bref, Grâce devient une « final girl » dure à cuire qui ne se laisse pas découdre par les événements. J’ai un petit espoir pour les femmes dans les récits d’horreur.

De plus, le film ne se prend pas totalement au sérieux et déborde de boutades noires et cinglantes. J’ose croire que le spectateur pourra mettre de côté les clichés et apprécier l’œuvre pour ce qu’elle est, soit un film d’horreur humoristique bien exécuté. Ce fut du moins mon cas.

Outre Weaving, on retrouve à la distribution Adam Brody, Mark O’Brien, Henry Czerny et Andie MacDowell. Le jeu des acteurs est bien dosé entre les scènes dramatiques et le côté plus loufoque.

C’est un scénario classique avec un rythme soutenu sans longueur qui dure environ 95 minutes. La fin, du gore explosif à son meilleur, rend le public tout simplement heureux. Un pur plaisir!

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