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Rue Morgue Magazine

Janvier est un mois bien particulier au Québec. C’est le début de l’année, la luminosité est réduite quoique gagnant chaque jour de plus en plus de terrain contre la noirceur et un froid glacial vous assaille entre chaque tempête de neige… Bref, l’énergie n’est parfois pas au rendez-vous. Souvent, ma marmotte intérieure me dicte la paresse, tout spécialement en hiver. Vous lisez ces lignes en février, alors vous devez vous demander : « Hein? De quoi tu parles? ».

Eh bien, j’essaie de conserver une longueur d’avance côté écriture pour garder un certain contrôle et un semblant de structure pour mon blog. Rédigeant cet article la dernière journée de janvier, je dois avouer que l’inspiration n’y est pas. J’avais prévu une critique de film, mais je me suis rendu compte assez rapidement que je n’avais rien de particulier à vous partager sur ce dernier. J’ai donc écouté ce matin ma fameuse marmotte intérieure et pour me divertir, j’ai lu la première chose accessible à bout de bras : le numéro 198 de la revue Rue Morgue Magazine. Et voilà! Je tiens entre mes mains l’objet de cette chronique.

Peut-être connaissez-vous déjà cette revue ou peut-être la découvrirez-vous aujourd’hui, personnellement ça fait environ un an que je compte parmi les abonnés de cette publication canadienne basée en Ontario. Articles de fond sur des sujets d’actualité, entrevues, critiques de romans ou de films, présentation des nouveautés cinématographiques à venir, etc. En définitive, tout ce qu’un mordu du genre désire (surtout lors d’une froide journée de janvier). Jusqu’à présent, les thématiques sélectionnées comme les films d’horreur du Moyen-Orient, les films d’horreur canadiens ou encore l’âge d’or des Giallo sont pertinentes et le contenu en vaut le détour.

Nommée en l’honneur de la nouvelle The Murders in the Rue Morgue d’Edgar Allan Poe (1841), la revue fut fondée en 1997 par Rodrigo Gudino. Depuis 2016, Andrea Subissati se trouve à la tête de l’équipe comme éditrice en chef. Elle est également la co-hôte du podcast Faculty of Horror (lire mon article ici). Outre leurs magnifiques numéros bimestriels avec leur design agréable pour vos yeux, vous pouvez écouter leur balado Rue Morgue Radio, ou encore, leur chaîne YouTube intitulée Rue Morgue TV (ici). Mon segment favori de cette dernière est le Rewind ZoneYasmina Ketita, l’une des co-hôtes du Witch Finger Horror Podcast, présente des films obscurs de série B des années 80.

Les magazines imprimés sont un peu comme des dinosaures en voie d’extinction, plusieurs prévoient même leur fin imminente (genre là là). Ça, c’est sans compter les adeptes finis de format physique comme moi, tant pour les revues, pour les romans que pour les films et les séries télévisées. Ce qui malheureusement ne garantit pas la survie de ces périodiques. Je travaille en bibliothèque municipale et il n’est pas rare de voir disparaître de notre collection des titres bien-aimés par manque d’abonnement et d’argent.

À l’ère du numérique, tenir entre mes mains ces pages glacées et reluisantes est d’un réconfort maximal. Alors, fermons nos écrans, lisons une revue et encourageons une compagnie locale! Sur ce, je retourne à l’article sur le film de Steven Kostanski : Psycho Goreman. Peut-être l’un de mes prochains coups de cœur! Qui sait?

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