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Suggestions de lectures automnales

Avec l’automne déjà bien entamé, le changement d’heure, la saison des pluies, les dernières feuilles colorées à la veille de tomber et l’Halloween terminée… il est temps de préparer ses réserves d’énergie et de lecture! Pour moi, l’été correspond à la saison du rire (voir mon article sur les meilleures lectures estivales ici), tandis que l’automne représente la nostalgie. En attendant que les premiers flocons de neige viennent égayer le paysage et l’humeur générale, prenons ce temps de réflexion et d’introspection pour bouquiner des histoires de fantômes et de possessions.

  • My Best Friend’s Exorcism de Grady Hendrix

Publié en 2016 aux éditions Quirk Books, l’auteur rend hommage de la première à la dernière page aux films d’horreur de possession ainsi qu’aux années 80. Quoi de plus nostalgique que ça? Il existe même une playlist de chansons référencées dans le roman que vous pouvez facilement trouver sur YouTube ou Spotify. J’écoute d’ailleurs celle-ci en écrivant mon article. Inspirant à souhait!

Abby et Gretchen sont copines depuis le primaire. À l’été de leurs 16 ans, lors d’une soirée arrosée où elles prennent du LSD, quelque chose d’extrêmement perturbant se produit. Depuis, Gretchen se comporte d’une façon différente… Abby enquête et tente de sauver l’âme de sa meilleure amie. Certes bourré de clichés, My Best Friend’s Exorcism prend son temps en nous exposant l’amitié entre Abby et Gretchen. Nous ressentons les liens qui existent entre les deux jeunes femmes et toute la complexité de leur relation. Hendrix explore les thématiques de la rivalité et de l’amitié féminine avec sensibilité et charme. J’ai essuyé quelques larmes en fermant le livre.

Avant de passer à la prochaine suggestion, je souhaiterais prendre une minute de silence pour contempler la première et la quatrième page de couverture du roman.

Sublime!

  • The Saturday Night Ghost Club de Craig Davidson

Craig Davidson, auteur canadien vivant à Toronto, publie également sous le pseudonyme de Nick Cutter. Ça vous dit quelque chose? En effet, nous lui devons entre autres The Deep (feuilleter mon article ici) et Troupe 52. Ces titres sont parmi les romans de « body horror » les plus rebutants et perturbants que j’ai lus jusqu’à ce jour. Mais ne vous inquiétez pas, car The Saturday Night Ghost Club se retrouve complètement à l’opposé! Ce récit est d’une tendresse et d’une tristesse hors norme.

« Reality never changes. Only our recollections of it do. Whenever a moment passes, we pass along with it into the realm of memory. And in that realm, geometries change. Contours shift, shades lighten, objectivities dissolve. Memory becomes what we need it to be. » (Pages 236-237)

Ce roman est avant tout une ode aux histoires, à l’art de conter, à l’imagination, à la mémoire et surtout à la fin de l’enfance et de l’innocence. Jake Baker passe la majorité de son temps avec son oncle Calvin, un homme excentrique qui adore les théories du complot et l’occulte. L’été de ses 12 ans, Jake et ses amis Billy et Dove Yellowbird sont initiés au Saturday Night Ghost Club par l’oncle C. Ce dernier les amène à divers endroits de leur village pour leur raconter les histoires de fantômes locales.

Se déroulant également durant les années 80, le récit de Davidson représente toute la subtilité de la vie et du passage de la jeunesse à l’adolescence. Grady Hendrix, quant à lui, évoque l’exubérance de la culture de cette époque et notre présente fascination pour le phénomène. Je pense entre autres à la dernière saison de American Horror Story ou encore Stranger Things. Je ne vous en dévoilerai pas davantage, car vous devez découvrir ce petit chef-d’œuvre par vous-même.

  • The Haunting of Tram Car 015 de P. Djèli Clark

La nostalgie c’est bien, mais l’espoir c’est encore mieux surtout pour contrer le blues de l’automne! Je vous laisse donc avec l’un de mes coups de cœur 2020 : The Haunting of Tram Car 015. Ce court roman, publié en 2019 aux éditions Tor.com, possède à l’intérieur de ses 130 pages un univers complexe et grandiose.

À mi-chemin entre un roman fantastique, policier, surnaturel et « steampunk », cette intrigue se déroule dans un monde alternatif en 1912 au Caire en Égypte. En effet, les humains et les créatures occultes cohabitent dans la société la plus avancée de leur époque. Les Égyptiens détiennent, grâce aux connaissances des djinns, les meilleures technologies, soit un mélange de science et de magie. Les agents Hamed Nasr et Onsi Youssef du ministère de l’Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles sont mandatés à la gare Ramsès pour s’occuper d’un wagon hanté. Mais la situation, plus complexe qu’elle n’y parait, les amènera aux confins de la ville et de ses débats politiques.

P. Djèli Clark écrit divinement. Nous sentons les odeurs riches des épices et des ruelles sombres, entendons les bruits ambiants de la ville et vivons à cent pour cent l’aventure avec les héros. De plus, les personnages aux qualités et aux défauts extrêmement humains et réalistes donnent une dimension tangible à l’histoire. The Haunting of Tram Car 015 fait suite au court récit de 45 pages intitulé A Dead Djinn in Cairo. Vous pouvez toutefois lire ces derniers de façon individuelle.

A Master of Djinn, inscrit sur ma liste de romans à ne pas manquer, est prévu pour 2021. Ce roman de plus de 400 pages se déroule entièrement dans cet extraordinaire univers. Faites-moi confiance, P. Djèli Clark est un auteur à découvrir!

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