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The Deep : au plus profond de l’abysse

« There are places on earth where light is unwelcome, Luke thought. Light has no power down here. Darkness is king. Light flees the dark, or it gets devoured. » (Page 298)

The Deep est le second roman de Nick Cutter, auteur acclamé pour Troupe 52. Cutter, pseudonyme de l’écrivain canadien Craig Davidson, reçu le Prix James Herbert du livre d’horreur en 2015 pour ce premier titre. Disponible uniquement en langue originale, The Deep est publié aux éditions Gallery Books.

Un étrange fléau « the ‘Gets » ravage l’humanité comme une sorte de maladie d’Alzheimer collective à l’échelle mondiale. Que vous soyez jeunes ou vieux, en santé ou non, vous oubliez jusqu’à l’existence de votre corps et de ses fonctionnalités de bases. Bouger, manger, respirer. Heureusement, une mystérieuse substance intitulée Ambrosia est soudainement découverte!

Sortie des entrailles de la plus profonde tranchée de l’océan pacifique, la fosse des Mariannes, cette matière semble rétablir et même prolonger la vie de tous organismes qui absorbe celle-ci. Une course contre la montre est entamée pour analyser l’Ambrosia, l’extraire et la transformer en antidote miracle. Lorsque la station militaire qui est localisée huit mille lieues sous la mer ne répond plus à l’appel, nous descendons dans ces eaux troubles avec Luke. Ce dernier étant le frère de Clayton, l’un des scientifiques les plus prometteurs, Luke est chargé de rétablir la situation.

Brrr. J’ai des frissons rien qu’en écrivant le résumé! J’adore découvrir et me créer de nouvelles phobies. Pas vous? En tout cas, je peux vous garantir que je n’irai jamais faire de la plongée sous-marine. Non merci, sans façon. D’écrit par l’éditeur comme un mélange entre le film The Abyss de James Cameron et le Shining de Stephen King, cette promotion rend bien justice à cette terrifiante histoire… à l’exception des gentils extraterrestres moralisateurs de Cameron. Ouais, là on est à un tout autre niveau.

Ce qui se cache dans les profondeurs ne souhaite aucun bien à l’humanité et Luke l’apprend à ses dépens. Le récit commence tranquillement, puis la paranoïa s’empare sournoisement des personnages. Est-ce un phénomène naturel ou y aurait-il autre chose, quelque chose d’intelligent, de rusé?

Hum… sans trop vous en dévoiler, l’auteur joue avec la psyché de ses personnages et aborde les peurs ancestrales enfouies en chacun de nous. Ce roman est un pur cauchemar de 394 pages que je vous recommande sans hésitation!

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