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Tusk : entre comédie et body horror

J’ignorais l’existence même de ce film jusqu’à ce qu’Emma de la chaîne Spookyastronauts, une youtubeuse australienne passionnée d’horreur, le recommande dans son top dix pour la décennie 2010. Distribué par la société américaine A24 avec un synopsis intriguant, il ne m’en a pas fallu davantage pour écouter cette œuvre. Et quel bonheur, car Tusk fut un coup de cœur instantané!

A24 produit et distribue des films indépendants qui divisent souvent les spectateurs. On doit entre autres à cette compagnie les projets Under the Skin de Jonathan Glazer (2014) ; Ex Machina de Alex Garland (2015) ; The Witch et The Lighthouse de Robert Eggers (2016 et 2019) ; Hereditary et Midsommar d’Ari Aster (2018 et 2019) ainsi que A Ghost Story de David Lowery (2017). Ce dernier n’est pas de l’horreur à proprement parler, cependant il m’a profondément bouleversé à un niveau existentiel. Je suis rarement déçue par les choix cinématographiques de A24. Et le film que je vous présente aujourd’hui ne fait pas exception.

Tusk, film d’horreur à l’humour cinglant, fut écrit et réalisé par Kevin Smith en 2014. Je dois avouer que ce réalisateur et comédien américain ne me disait rien. Il semble être connu principalement pour ses films humoristiques avec le duo Jay et Bob. Smith a également produit un autre film d’horreur intitulé Red State (2011). J’y jetterai certainement un coup d’œil un de ces jours.

Nous suivons Wallace Bryton, un animateur américain de podcast, dans la province canadienne du Manitoba. Il vient interviewer un jeune homme qui s’est coupé les jambes avec un katana dans une vidéo Internet virale. Ce dernier s’étant suicidé entre temps, Wallace décide d’interviewer un vieil homme mystérieux, Howard Howe, qu’il rencontre grâce à une annonce dans les toilettes d’un bar miteux… Je ne vous en dévoilerai pas davantage, côté intrigue, seulement que vous croiserez un morse (l’animal, pas le code…).

Je n’ai jamais autant ri et été dégouté en même temps…

Les acteurs principaux, dont Justin Long, Michael Parks et Johnny Depp rendent justice à ce récit pour le moins non-conventionnel. Avertissement : si vous n’aimez pas le « body horror », tenez-vous loin de Tusk. Le corps et l’esprit du protagoniste sont mis à rude épreuve tout au long du film. Kevin Smith n’y va pas par quatre chemins et certaines scènes sont sanglantes, dérangeantes, mais oh! combien fascinantes! Je n’ai pas réussi à détacher mon regard de l’écran un seul instant. On ne peut que reconnaitre le génie du maquillage et des effets spéciaux pratiques dans cette œuvre cinématographique.

Tusk ne fait pas l’unanimité dans les sphères de l’horreur. C’est le genre de scénario que l’on aime ou que l’on déteste dès la première écoute. L’une des critiques majeures sur Internet, outre l’histoire irréaliste et éclatée, concerne l’antipathique Wallace. Oui, c’est un jeune homme arrogant au plus haut degré et il est difficile de s’attacher à cet antihéros. Cependant, tout le mérite va à l’acteur Justin Long pour son interprétation. Il passe des scènes comiques à celles qui sont horrifiques avec subtilité. Quant à moi, j’ai ressenti de l’empathie pour Wallace malgré tout. La fin m’a complètement brisé le cœur… j’en ai eu les larmes aux yeux.

De plus, je suis tombé sous le charme de l’humour sarcastique de Smith. Les Canadiens et leurs clichés (accent, amour pour le hockey, etc.) sont asticotés pour mon plus grand plaisir. Voyons, on sait tous que les policiers de la sûreté du Québec portent des bérets et des moustaches à la française en mangeant des frites. Non? Je n’ai pratiquement pas reconnu Johny Depp dans le rôle iconique de Guy Lapointe.

Je suis curieuse de connaître votre opinion sur Tusk, alors pour ceux qui ont vu le film laissez-moi un commentaire!

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